La caféine est une molécule de la famille des méthylxanthines découverte en 1819 par le chimiste allemand Friedrich Ferdinand Runge. Cette molécule est naturellement présente dans plus de 60 plantes, dont les grains de caféier, les bourgeons et les feuilles de thé, les fèves de cacao, la noix de kola, … Elle est aussi synthétisée et incorporée dans certaines boissons gazeuses et dans des produits pharmaceutiques.

Une fois ingérée, la caféine passe dans le sang et atteint le cerveau en quelques minutes où elle court-circuite l’action d’un neuromédiateur (l’adénosine). L’adénosine est une substance chimique sécrétée par nos neurones qui va s’accumuler dans notre cerveau au cours de la journée. Et c’est cette accumulation qui est responsable d’une sensation de fatigue et de l’envie de dormir en fin de journée, au bout d’une certaine période d’éveil. Le rôle de l’adénosine est de protéger le cerveau en ralentissant petit à petit son activité nerveuse et cérébrale. Inversement, lorsque nous dormons, la concentration d’adénosine diminue, ce qui nous permet de nous réveiller petit à petit.

Par ailleurs, la caféine stimule également la production d’adrénaline, l’hormone du stress et de l’urgence.

Les effets de la caféine se font sentir 15 minutes après l’avoir consommée. Elle aide à combattre la fatigue, à lutter contre la somnolence, à améliorer la concentration ainsi que la force et l’endurance musculaire. Certaines études attribuent également certaines vertus au café. Ainsi, entre autres, le café (consommé avec modération !) …

  • … serait une source d’antioxydants
  • … diminuerait le risque de diabète de type 2
  • … diminuerait le risque de développer la maladie d’Alzheimer
  • … réduirait le risque de la maladie de Parkinson

Cependant, la consommation de caféine n’est pas anodine et peut présenter des risques sur la santé. En cas de consommation importante de caféine, on ressent des « symptômes » digestifs et nerveux, principalement :

  • troubles gastriques,
  • nervosité,
  • anxiété,
  • irritabilité,
  • insomnie,
  • tachycardie,
  • tremblements

Alors, coffee or not coffee ? Tout dépend de votre propre sensibilité à la caféine, de la quantité consommée, de la qualité du café, ainsi que de votre fréquence de consommation. Tout dépend également si votre consommation est motivée par un moment de plaisir et de détente ou par la volonté (consciente ou inconsciente) de masquer une fatigue, un épuisement.

Pour faire le point, je vous encourage à arrêter le café pendant quelques jours. Soyez à l’écoute de votre corps. Si vous êtes « en manque » (fatigue accrue, maux de tête, etc.), je vous recommande de réduire fortement voire supprimer le café de votre quotidien.